Jeudi soir, 23h15 je pars en compagnie de Christiane et son conjoint Patrice pour Braine-l’Alleud. Nous arrivons sur le parking de l’école, rejoint par la suite par une quarantaine d’autres participants. Le car nous attend plus loin. Nous embarquons vers minuit en direction de Paris. Il nous reste alors quelques heures pour tenter de trouver le sommeil dans ces conditions peu confortables.
Quatre heure trente du matin, le bus arrive au marché de Rungis. Beaucoup de camions, des bâtiments immenses sont regroupés, des hommes tout en blanc circulent. Cela ressemble à une vrai fourmilière. Nous avons rendez-vous à 5h00 dans une brasserie À la marrée. Nous débarquons en masse dans cet endroit où tout le monde se connait. Un café crème (comprenez “café au lait”), un chocolat chaud et parfois un petit alcool sont commandés. Notre guide arrive avec un quart d’heure de retard sur le programme. Ce n’est pas grave, on a tout notre temps.
On retourne au chaud dans le car pour suivre les commentaires du guide. Rungis c’est immense. Sur les 650 hectares, ce sont 12.000 vendeurs qui travaillent près de 12 h par jour avec 25.000 acheteurs. Les 25.000 camions circulent 24h/24 pour offrir 1.400.000 produits frais. Le marché peut être comparé à une petite ville avec différents services sur place:
- 1350 sociétés
- 21 restaurants
- 30 banques
- caserne de pompiers
- boulangeries
- agences de voyage
L’endroit est réservé exclusivement aux professionnels. Il faut d’ailleurs une carte spéciale. On ne commande pas par kg mais par quintal ou tonne. C’est le plus grand marché au monde du produits frais. L’accent est mis en priorité sur la fraîcheur et la qualité. Il existe des marchés plus grands mais ils sont mono-produit (comme celui des fleurs).
On commence notre périple par le pavillon de la marée réservé au poisson. Une tenue vestimentaire (veste + coiffe) est obligatoire. La vente se fait de 1h30 du matin jusqu’à 6h. Les visites sont autorisées mais uniquement vers la fin du marché à cause de certains excès par le passé. La très grosse majorité du poisson est danois et norvégien à l’exception des crustacés réservé à la France.

Deuxième pavillon, celui de la volaille et du gibier. De nombreux acheteurs exposent leurs plus beaux produits. Au centre se trouve une petite taverne.

Sans doute le plus impressionnant, le pavillon des viandes. Des immenses carcasses suspendues à perte de vue.

Autre secteur, autre senteur, celui des fromages. Plus de 400 variétés: des petits, des grands, de l’industriel ou du plus raffiné, on trouve de tout.

Petit imprévu, visite de la police pour un contrôle de routine. Une erreur de distraction peut couter cher, très cher. Le tout à payer sur place sans délais.

Secteur par excellence de Rungis, celui des fruits et légumes. Ce sont pas moins de 900.000 tonnes amassées chaque jour. On trouve des produits de saison, de contre saison et exotiques. Au mois de février, on trouve sans problème des cerises du Chili ou de Tasmanie, des fraises d’Egypte, ou encore des pomélos de Chines. Nonante-cinq pourcents des produits sont acheminés par baeaux car le transport par avion est indisponible. L’externalisation de la culture engendre parfois même une rupture dans le pays d’origine. Ainsi, le haricot vert ne pousse plus en France mais au Sénégal.

Pour terminer, nous irons du côté des fleurs. Immense à souhait, on trouve les fleurs de toutes les couleurs de haute qualité. Sans grande surprise, la fleur la plus vendue est la rose.


Après avoir repris des forces dans une petite brasserie du coin, nous reprenons le car en direction du musée du vin à quelques pas de la Tour Eiffel. C’est sympa mais sans plus. Sans doute que la fatigue y était pour quelque chose.

